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Son trait est reconnu dans le monde entier, comme un passement de jambes de Zidane ou de Messi. D’ailleurs, Keith Haring a eu une carrière de superstar qui a duré le temps de celle d’un joueur de football, de 20 à 30 ans, avant de mourir du sida. Il avait simplifié son jeu jusqu’à l’épure : un bébé rayonnant, un chien, une soucoupe volante, des petits bonshommes représentant la foule anonyme, qu’il peignait en noir et blanc ou en couleur, sur les murs du métro de New York, au bord des autoroutes, dans les lieux publics de Berlin ou de New Delhi. Populaire mais marginal Si Keith Haring, que le musée d’Art moderne de la Ville de Paris et le 104 exposent à partir de ce soir, reste aussi célèbre alors que la rapidité des modes aurait dû le broyer, ce n’est pas seulement parce qu’on peut acheter des porte-clés et des tasses à l’effigie de ses personnages dans les grands magasins de Paris à Tokyo. Mais parce qu’il personnifie une décennie 1980 qui n’est pas seulement celle des tournées nostalgie des « Stars 80 », mais celle de la naissance du hip-hop, du rap, du street art, des graffitis qui entrent au musée, et d’une peinture accessible, engagée qui retrouve des couleurs.