Avec Philippe Dagen, Pierre-Marc de Biasi, Marianne Jakobi, Nadejda Podzemskaïa, Pierre Wat, dans le cadre du cycle : Conférences exceptionnelles. Enregistré le 01-06-2007 à 09:00. Pas une exposition digne de ce nom sans la mise en scène d'un processus illustrant la naissance des uvres. Est-ce à dire que les historiens d'art pratiquent l'approche génétique aussi spontanément que Monsieur Jourdain faisait de la prose ? Pas si sûr. S'il est vrai que la critique génétique doit beaucoup de ses notions au vocabulaire des arts plastiques (croquis, esquisse, ébauche, réfection, repentir, mise au net, etc...), il n'est pas certain, réciproquement, que l'histoire de l'art -- même pour l'étude des écrits d'artistes - ait aujourd'hui intégré toutes les avancées que la théorie génétique du texte a pu apporter à l'analyse des processus de création, notamment en termes d'analyse systématique et exhaustive des archives. A une politique du document spectaculaire, l'approche génétique oppose l'exigence d'une analyse exhaustive des fonds. Cette démarche est-elle praticable dans le champ de l'histoire de l'art ? A quelles conditions, dans quelles limites historiques et conceptuelles ? Moyennant quelles adaptations méthodologiques ? Bref, que pourrait apporter une approche proprement génétique des uvres dans le domaine des arts plastiques ? Que pourrait y gagner l'historien d'art pour la compréhension des formes, des théories, des techniques et des matériaux, des processus cognitifs de la création et même de la réception des uvres ? Cette journée d'étude n'a pas pour vocation de clore le débat, mais au contraire de l'ouvrir et de l'instruire, c'est-à-dire d'abord d'instaurer un dialogue entre généticiens et historiens de l'art, pour mesurer à la fois les solidarités et les divergences que susciteront ces interrogations méthodologiques. Chacun pourra faire état de ses convictions comme de ses doutes, en s'appuyant s'il le souhaite sur des exemples précis. Le but premier est de s'entendre sur le sens des concepts avec le projet, si la chose paraît possible, de porter ultérieurement le débat à l'échelle, plus collective et publique, d'un séminaire de recherche qui entrerait dans le détail des corpus pour approfondir la réflexion. Conception scientifique de la journée d'étude : Nadeije LANEYRIE-DAGEN, professeur d'histoire de l'art à l'ENS (Centre d'Histoire de l'Art de la Renaissance, CHAR, Paris I) Pierre-Marc de BIASI, directeur de recherche (CNRS UMR 8132), directeur de l'Institut des textes et manuscrits modernes Anne HERSCHBERG PIERROT, professeur de littérature française à l'Université de Paris VIII Organisation scientifique : Marianne JAKOBI, docteur en histoire de l'art, chargée de cours à l'Université Paris I Panthéon-Sorbonne Contributions : Lizzie BOUBLI, conservateur au département des Arts graphiques, musée du Louvre Philippe DAGEN, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Paris I Panthéon-Sorbonne et critique d'art au quotidien Le Monde. Jacqueline LICHTENSTEIN, Professeur d'esthétique à l'Université de Paris-IV Nadejda PODZEMSKAÏA, docteur de l'Université Lomonossov de Moscou et de la Scuola normale superiore de Pise, chargée de recherche au Centre national de la recherche scientifique, Paris Pierre WAT, professeur d'histoire de l'art contemporain à l'Université de Provence Une partie des interventions n'a pas été enregistrée. L'intervention de M. Dagen est interrrompue avant la fin.









